22.06.2011
Lui
Il a la sauvagerie d'un enfant et le regard perdu. Il est une confusion totale, perdu encore, en lui-même. Il s'allonge nu sur le béton comme un animal de soleil. Il manipule, en pervers repenti, le bronze dans l'ombre et la lumière. Il est naïf. L'ai-je vraiment rencontré? C'est un homme. Sans complaisance. Passionné, impulsif, même pas mal jusqu'au jour où la brèche s'est ouverte. Il s'étonne tel le philosophe devant ce qui semble évident. Il pleure. Il a mal. Il porte un regard noir sur le monde qui l'a trahi. Sans oublier qu'il trahissait?
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11.11.2010
Exercice 1
- Indéfini. Sans contours. Tu es. Ton absence est la preuve de ton existence. L'homme. Je te cherche. L'absolue quintessence de ton esprit. Je la porte déjà. Je suis le révélateur photographique. Peut-être. Ton regard m'a-t'il déjà cherché dans une foule anonyme. Hagard, tu as confronté la misère des riches et la noblesse du pauvre. Heureux, tu as joui. Et pourtant, tel Oedipe, tu mènes ta quête apaisée sur des routes poussiéreuses. Ta cuisine gris mat n'a rien dans le frigo. Tu as perdu le sens. Ca tombe bien. Je t'invoque, inconnu, forcément limitrophe de mes lectures ténébreuses. Plus vieux qu'un centenaire et plus jeune qu'un nourisson, tu as menti, volé, trompé et tu t'es pardonné, comme les enfants à qui l'on offre une chance merveilleuse de grandir. Indéfini. Sans contours. Tu es. Et pourtant je suis. Indéfinie. Sans contours. L'enveloppe apparaît sur la rétine. Actualisation de la conscience. Je te cherche. Reste, ne bouge pas. Du pourissement sont nées des fleurs blanches éclatantes. Homme, tu portes en toi le monde. Je te placerai au centre du mien.
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01.11.2010
Quittée
Je n'ai jamais vu tes yeux aussi beaux.Tes yeux de feu. Je ne t'ai jamais autant aimé. Et tu me quittes. J'ai ouvert les embrasures. Coeur alternatif. Les écureuils ont poussé dans la verte vallée. Une pluie d'or sur ton sexe. Les arbres n'ont jamais autant fleuri. Je suis une. Tu es un. J'ai glissé dans un vallon doux de roses rouges. Et puis il a plu. Unie pluie acide. My Sir Story. Je ne veux pas. Non. Je ne veux pas. Je ne vais pas survivre. Ta beauté est comme. Un jardin japonais a accueilli les putes de Saint-Denis. Une rose a purifié leur corps dur. Et puis moi, je suis resté à regarder sans savoir que le vent allait revenir, je me suis baignée nue dans le ventre du monde. Une amputation de la poitrine a eu lieu ce soir. Un jour. Mais pour aujourd'hui. Je suis ton enfant. J'ai perdu. Je n'ai pas joué. Et puis je t'aime de l'amour des enfants. Infini, délicieux. La peur. Je ne vais pas survivre. Je vivrai comme un fantôme. Près de toi toujours. Ma petite main. Je suis ton chien le plus dévoué, je suis la poignée de ta porte, je suis ta chaussette, je suis ta veste de velours, je suis ta place de canapé. Pardonne-moi, pardonne-moi. Je ne suis qu'une fille des bois dans la ville immense. Pardonne-moi. Je n'ai pas voulu. Ne me quitte pas. Un policier est intervenu. Il dit que Brel. Et il n'y a plus. Je me sens si innocente, si pleine de toi. Besoin de toi. J'ai eu si peur de la nuit. Tu es mon frère et je t'aime.Tu vis dans mon monde avec tant de douceur. Des visages et des mondes que personne ne connaîtra. Que tous tes rêves deviennent réalités. Ils vont devenir. Que puis-je faire? Je tends mes bras sans mains. Je t'aime. Je te raconterai l'histoire de cette reine morte de. Et puis il y a eu des incidents d'ordre majeur. Pardon. Pardon. Je m'excuse.
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